La filière des huiles essentielles françaises est une filière dynamique : la France est le premier
producteur au monde d’huile essentielle de lavandin (environ 1500 tonnes/an) et le
deuxième producteur mondial d’huile essentielle de lavande (environ 100 tonnes/an). La
filière contribue à maintenir des activités au niveau des territoires : par exemple, le seul
secteur « lavande et lavandin » génère plus de 9 000 emplois directs et plus de 17 000
emplois indirects issus de l’activité touristique et la production de miel.

Les huiles essentielles sont des substances naturelles issues de plantes donc de ressources
renouvelables et majoritairement biodégradables. Ce sont des matières premières qui
répondent parfaitement aux attentes actuelles des consommateurs en recherche de
produits naturels ayant un impact faible sur l’environnement.

Alors que la filière doit déjà faire face à des défis majeurs tant sur les plans économique et
social (compétitivité, renforcement du positionnement européen et international) que sur
les domaines environnementaux et sanitaires (transition écologique, réglementations), de
nouvelles mesures réglementaires vont encore être imposées et auront des impacts sans
précédent.

Ces nouvelles exigences viennent s’ajouter 3 ans à peine après la difficile mise en place du
règlement REACH (réglementation la plus contraignante au monde pour garantir la sécurité
du consommateur et la protection de l’environnement). Elles sont intenables
économiquement pour un grand nombre de distilleries françaises, qui sont des très petites
entreprises. Sur une centaine de distilleries d’huile essentielle, la moitié est ainsi menacée à
court terme entraînant avec elle la disparition d’un grand nombre d’huiles essentielles.

Pour le consommateur, le risque est que, par principe de précaution, des huiles essentielles
soient considérées comme cancérigènes, perturbateurs endocriniens, non biodégradables,
non-essentielles ou tout simplement jugées trop dangereuses et donc restreintes, voir
interdites.

La filière est engagée à produire des huiles essentielles à la fois sûres pour les
consommateurs et l’environnement. C’est pourquoi nous souhaitons que les huiles
essentielles soient évaluées sur la base de méthodes adaptées et proportionnées aux
produits naturels qui garantissent également la sécurité du consommateur et de
l’environnement.

Consciente de ces enjeux, la filière est volontaire pour participer à l’élaboration de telles
mesures.

Pour tout complément : contact@ppamdefrance.com et https://www.facebook.com/SauvonsLeNaturel